La Direction interministérielle du numérique (DINUM) a officiellement annoncé l’abandon de Windows au profit de Linux et impose à chaque ministère français un plan de souveraineté numérique avant l’automne 2026. Une décision historique résumée en une phrase : « L’État ne peut plus se contenter de constater sa dépendance ».
Ce que cela change
Cette directive marque un tournant dans la politique numérique de l’État. Chaque ministère devra désormais élaborer et déployer un plan concret de migration vers des solutions open source et souveraines, avec une échéance fixée à l’automne 2026.
Les enjeux sont multiples : réduction de la dépendance aux éditeurs étrangers, maîtrise des données publiques, renforcement de la cybersécurité et réalisation d’économies structurelles sur les licences logicielles.
Le SII avait anticipé cette orientation
Le Syndicat mixte des Systèmes d’Information (SII) n’a pas attendu cette directive pour s’engager dans cette voie. Notre plan de transformation avait déjà identifié la souveraineté numérique et la migration vers les logiciels libres comme un axe stratégique majeur.
Concrètement, le SII s’appuie déjà sur un écosystème open source et souverain :
- Virtualisation Vates XCP-ng — alternative souveraine française à VMware
- Messagerie BlueMind — solution collaborative open source
- Hébergement souverain au datacenter GIPC, sur le territoire national
- Certification ISO 27001 — garantie de sécurité de l’information
Un signal fort pour les collectivités
Cette annonce de la DINUM confirme que la trajectoire choisie par le SII est la bonne. Pour nos collectivités adhérentes, cela signifie qu’elles bénéficient déjà d’une infrastructure alignée avec les futures exigences de l’État en matière de souveraineté numérique.
Le SII continuera d’accompagner ses adhérents dans cette transition, en renforçant les solutions libres et souveraines au cœur de son offre de services.